L’Entrepreneur, nouvelle star des Grandes Ecoles ?

by maxschleiffer

L’entrepreneuriat pourrait bien revenir à la mode par ces temps de crise. Certains économistes fantasment sur un boom des PME qui relancerait l’économie, les mesures du gouvernements et la création du statut d’auto-entrepreneur semble aller dans ce sens, et les incubateurs dans les grandes écoles se font de plus en plus nombreux.


Je lis pas mal de magazines sur l’économie et le monde de l’entreprise comme Management, Newzy, l’Entreprise et l’Expansion. Dans un article du numéro d’avril de l’Expansion, la journaliste Isabelle Hennebelle revenait sur cette tendance avec l’angle et le titre accrocheur : « L’entrepreneur, nouvelle star des grandes écoles ».

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Je n’ai pas eu la chance de faire une grande école, mais il faut reconnaître que si j’avais pu faire une grande école, j’aurai été encore plus tenté de monter ma boite car depuis quelques temps, plus rien n’empêche un jeune étudiant de se lancer dans l’entrepreneuriat, au contraire, tout le favorise à aller dans ce sens.

La conjoncture

La recherche-développement et l’innovation sont les priorités affichées du gouvernement pour relancer la croissance en France. Favoriser les entreprises davantage que les ménages est une belle ambition malheureusement avec peu de moyens financiers et de réformes à la clé. Créer une entreprise en France est et restera pendant encore de nombreuses années un parcours du combattant. A ce titre, les entrepreneurs deviennent donc les nouveaux héros qui risquent tout pour sauver l’économie française, envers et contre tout, avec les moyens qu’on leur connaît. Les étudiants entrepreneurs jouissent donc d’une image au top, ce sont les sportifs de haut niveau du management qui vont façonner peut être l’économie de demain.

L’attitude des formateurs

Inégales dans leur enseignement, les écoles apportent aujourd’hui les bases sans lesquelles un entrepreneur peut mettre vite la clé sous la porte. L’enjeu est de faire de l’entrepreneuriat une discipline à part entière comme la finance ou le marketing, et de dédramatiser l’échec.

L’attitude des étudiants

Ils ont compris que la carrière à vie dans un groupe, c’est fini et que l’entrepreneuriat est une vraie alternative.
> 25 entreprises sont nées à l’ESSEC en 2008 contre 14 et 2007 et 10 en 2006.

Les incubateurs

Ils permettent à la jeune pousse naissant à l’intérieur de l’école de disposer d’un bureau, d’ordinateurs, d’imprimantes, et de conseils d’entrepreneurs avisés pendant plusieurs mois à deux ans. Une assise matérielle et un coaching sécurisants en perspective.

> Dans les meilleurs cas, des partenariats avec des universités américaines de pointe et des bourses de plusieurs milliers (voir dizaine de milliers d’euros) sont alloués à ces jeunes entrepreneurs.

Jadis désavouée, l’aventure entrepreneuriale d’un jeune est donc encouragée, et si je vois dans les prochaines semaines de nouveaux articles plus élogieux les uns que les autres sur le sujet, ça voudra bien dire qu’on est en train de vivre un mini-révolution !

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