L’usage de Twitter devoile par un blogueur
Pendant son absence, ne croyez pas que l’Alien a chômé. Fraichement arrivé d’une planète lointaine en septembre, il a dû prendre un peu de temps pour se faire à cet étrange univers qu’est le Web. Le mois de décembre a donc été l’occasion d’une analyse approfondie des comportements conduisant à la distinction de certains utilisateurs, sur l’outil de microblogging Twitter, qui fait fureur officiellement depuis fin novembre (les initiés y sont déjà depuis 1 an et demi). Attention, cet article a été distillé avec beaucoup de second degré, à ce qu’il parait ça fais mieux passer la pilule.
Ceux qu’on aime
Les jeunes femmes
> le twitterer (utilisateur) s’intéressera plus facilement une twitteuse (utilisatrice), car il faut le dire, elle est rare, et dans un univers de geeks pas forcément gâtés avec la gente féminine, elles apportent une fraicheur indéniable dans le réseau.
@Aratta, @EddieWilliamson, @mellebene , @Lousia
Pour les exemple, regardez la liste des 157 amis (au dernier recensement) de Pressecitron… pas très représentative de la twittosphère mais ultra-glamour
L’agent influent
> Il ne suit pas grand monde, il connait le milieu dans lequel il évolue, suis rarement plus de 500 personnes (sauf @Loic ou @guykawasaki mais on se demande comment ils font) et a un nombre de followers bien plus grands que celui de ses amis (entre 2 et 10 fois plus).
Celui-la, on sait qui il est, et on veut à tout prix se faire remarquer par lui, et même s’il ne vous répond jamais, vous persévérez, croyant que vous serez son égal ou juste plus digne d’intérêt le jour où il vous répondra. Sachez que vous perdez votre temps, il ne vous accordera de l’attention que s’il vous a rencontré IRL et/ou qu’il aime bien votre gueule.
@Loic, @Jfruiz, @pressecitron, @mashable, @ijustine, @techcrunch, @stagueve

Celui qui fait la veille pour vous
> Ils ne sont pas des leaders d’opinions, mais ils sont tout de même très suivis, parce-qu’ils font le travail fastidieux que vous n’osez pas, ou n’avez pas le tps de faire : la veille technologique. En gros paresseux que vous êtes, ou parce-que vous êtes curieux, vous allez le suivre histoire de vous tenir un peu au courant de l’actualité riche du Web. Il arrive à tout le monde de partager des liens plus ou moins intéressants, mais la veille au sens noble du terme, très soutenue et formatrice requiert beaucoup d’expérience, ceux qui la font sont souvent des consultants.

Le Buzzer
> Celui que tout le monde va suivre pendant qques temps, pensant que c’est une vraie personnalité, et qui, une fois le buzz terminé, retombe dans l’oubli. Une étoile filante en quelque sorte.
A ne pas confondre avec la vraie personnalité qui n’y connait rien au Web et embauche un expert en communication qui n’y connait rien non plus à Twitter et pourrit la timeline, exception faite de @BarackObama.
@segoroyal (qui était en fait nikonoel), @fredlefevbre , @yvesbertrand

L’ami attitré de l’influent, le proche
> Son compte Twitter n’a pas beaucoup d’amis, mais quasiment tous ses contacts sont des agents influents. Ce n’est pas quelqu’un dont le but est de faire du networking, son compte lui permet de prolonger les discussions qu’ils a eu lors de leur dernière rencontre avec son ami. Personne à part les intéressés ne connait son compte, et tant mieux, car si vous essayez de l’ajouter, vous passeriez pour un intrus.
Je ne vais certainement pas vous dire de qui il s’agit, les comptes de ces utilisateurs la ne sont pas fait pour être inondés de requêtes.
Ceux qu’on déteste
Le collant
> Tout est prétexte pour attirer l’attention, feindre un intérêt pour un sujet commun, témoigner tout le temps son soutien ou de l’aide lorsque l’influent se manifeste, un RT (comprenez « Retwit ») qui ne sert à rien puisqu’il n’a pas de vrai réseau, Il n’a pas peur de se montrer trop collant, car c’est bien vrai, on a rien sans rien !
On le reconnait souvent par son âge, souvent il est très jeune, moins de 20 ans, et quand il en a plus, c’est qu’il est irrécupérable. Il a l’avantage d’être très serviable avec la minorité influente qu’il suit, et d’être toujours à l’écoute. Ca lui vaut quelque fois des « Replies » d’utilisateurs influents qu’il interpelle, mais pas de quoi hélas faire de lui quelqu’un digne d’un intérêt constant. En fin de compte, il ignore qu’on ne peut obtenir de vraies relations avec les gens que si on est soi même sincère dans sa démarche.

Le Bot, l’imbécile heureux
> Il y en a au moins 3 par jours qui vous ajoutent (ou vous envoie une requête), vous les voyez venir tout de suite : en 3 twits ils suivent la moitié de la twitosphère. Vous ne le suivrez pas longtemps, au mieux vous le garderez comme follower, il viendra en grossir le nombre et vous vous imaginerez plus populaire.En ce qui le concerne ça n’est pas grave, soit son compte aura fermé, soit il ne twitera pas longtemps.

ps : sur la photo notez bien qu’il dit qu’il est passionné de NTIC… s’il les connaissait réellement à mon humble avis je crois qu’il n’aurait pas ce type de comportement.
Le faux influent
C’est quelqu’un qui ajoute tout le monde pour grossir la liste de followers et se faire un peu connaitre. Souvent, il arrive avec une conception bcp plus commerciale que sociale de Twitter. Lorsque son compte a assez de followers, il ne suis plus que les influents (qui ne le suivent pas dans 90% des cas), pour se donner l’impression (ou la donner aux autres) que son compte est intéressant. Dans la foulée, il poste assez de twits et dialogue assez pour ne pas se faire bloquer et supprimer son compte par l’équipe de maintenance de Twitter. Un petit futé, mais qui n’arrive à bluffer qu’auprès d’eux.

Le blogueur spammeur
Il use des Twits et abuse des Direct Messages pour promouvoir ses articles perso à travers son réseau. Ses « spams » sont entrecoupés de discussions futiles (« Hello! » « Quel temps fait t’il ? » « Tu vas bien ? ») visant à entretenir un lien, même faible, avec les autres membres de son réseau, histoire qu’ils ne se barrent pas tous en courant. Ce qui était au départ une bonne idée pour se promouvoir lui donne une mauvaise réputation, ce qui le pousse à changer régulièrement son réseau.

Les Direct Messages (« message direct »)
Ils nourrissent les conversations souterraines de Twitter. Souvent même c’est la partie la moins futile des dicussions qui se fait par DM, le partage tant clamé par les utilisateurs quotidien prend donc du plomb dans l’aile : partager oui, mais pas à n’importe quel prix, chacun se fixe sa ligne jaune là où sa pudeur naturelle dépasse son désir d’exhibition.
Les DM permettent aussi de faire passer les liens de promotion d’articles en toute discrétion, ce qui pousse certains à abuser du système (cf blogueur spammeur).
Les Replies (« réponse »)
La manière la plus courante pour entrer en contact avec quelqu’un. C’est un Twit envoyé à une ou plusieurs personnes, visible sur la Timeline de Twitter, ou uniquement celle de vos amis (selon que vous êtes en Protected Updates ou non).
Cette fonction peut générer les mêmes dicussions que sur une messagerie instantannée ou un forum, à condition de ne pas excéder les 140 caractères.
Les Replies peuvent donc servir un débat, un fil d’aide aussi (pour un problème technique ou autre, les réponses rassemblées agissent comme une hotline), elles peuvent servir aussi pour des dicussions complètement futiles mais nécessaires à la consolidation ou la création de liens entre les utilisateurs : « Hello, Comment ça va ? Moi aussi… blablabla… »
La réponse est une fonctionnalité intéressante dans la mesure où vous pouvez librement interpeller quelqu’un qui ne vous suis pas, contrairement au message direct qui induit qu’il y a bien possibilité d’un échange plus personnel. Elle est parfois utilisée massivement pour le networking (cf « le collant »).
Conclusion
Comment savoir à quel clan on appartient ? Comme dans la vraie vie en fait, il y a les leader, et ils y a ceux qui les suivent. Sur Twitter, ou vous ajoutez, ou vous êtes ajouté. Bien sûr, je parle de généralités, il s’agit donc de cerner la tendance, si le ratio naturel de vos followers augmente parce-que vous répondez à tout le monde et requestez à tout bout de champ, ou augmente parce-que vous devenez quelqu’un d’incontournable (en vous rendant aux nombreuses manifestations web sur Paris, ou en faisant démonstration de vos talents sur le réseau).
Il serait futile de faire la chasse aux mauvais utilisateurs, d’autant plus que ce qui fait la succès de Twitter est son aptitude formidable au networking et au relai de buzz.
Il s’agit donc plutôt de distinguer les bonnes pratiques des pratiques douteuses. Méfiez-vous des utilisateurs trop gentils pour être sincères (sauf si vous êtes une fille, dans un univers de geek c’est normal d’attirer la sympathie) et au contraire, si vous êtes quelqu’un de nouveau, ne cherchez pas à tout prix à vous faire un nom, ça viendra de toute manière si vous proposez du contenu intéressant à une cinquantaine d’amis au départ et que vous faites ce qu’il faut à côté, pour vous faire connaitre (faire acte de présence aux conférences Web, salons multimédias, un blog ou un service avec un valeur ajoutée forte et une mise à jour régulière).
Privilégiez un bon contenu, des twits qui peuvent intéresser les autres, sachez utiliser vos messages directs à bon escient, et ne vous encombrez qu’un peu de futilités. Pour paraphraser un illustre homme politique : Ne vous demandez pas ce que votre réseau peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour votre réseau.
Pour continuer votre lecture sur Twitter, voici un article de Presse-Citron pas d’hier mais toujours pertinent.
 


Dievochka says;
amusant… ! t’as oublié les » dépanneurs en tout genre »… ceux qui sont toujours prêts à aider quand ils ont la solution sous la main.