Entre le sexe et Internet, faut-il choisir ?
by maxschleiffer
Vous le savez, je me pose beaucoup de questions au cours de mes aventures sur la Toile, et il m’arrive occasionnellement d’intervenir sur un thème qui retient mon attention. En novembre dernier, l’AFP a révélé une étude assez bluffante réalisée par Harris Interactive pour Intel auprès de 2119 personnes : l’accès à Internet a été élu première source de récréation devant la télé payante, le restaurant, le shopping et le sport. Mais ce qui fait trembler, c’est que près d’une Américaine sondée sur deux (46% pour être exact) préfère se passer de sexe pendant deux semaines plutôt que de devoir laisser tomber les joies d’Internet durant la même période.

L’étude précise que pour 95% des personnes interrogées, « Internet est important » ; 65% des personnes interrogées en outre affirme qu’elles « ne peuvent pas vivrent sans Internet ».
Les hommes ne sont pas en reste : 30% d’entre eux privilégieraient leur cher navigateur web. Le cyberflirt semble avoir de l’avenir ! Ils s’inventent même des allégories féminines pour leur outil préféré.

A présent, prenons un peu de distance par rapport à cette étude, car comme tout sondage, il ne reflète qu’une tendance donnée par un groupe d’individus dont la seule véracité ne repose que sur la bonne foi, et ensuite parce-que les questions sont souvent orientées de manière à donner libre cours à de futures réinterprétations.
Quand on parle d’Internet et de sexe, je me pose plusieurs questions : inclut-on l’idée du sexe via internet ? Certaines personnes font l’amour par webcam interposée. Inclut-on les utilisateurs de sites X, en majorité des hommes ? Nombreuses sont les personnes à s’être masturbées devant des vidéos pornos streamées.
Faut-il alors redéfinir ce qu’est une vraie relation sexuelle ? Ou faut-il y voir une évolution des rapports sexuels et du sexe plus généralement, sa fréquence, la façon dont il se manifeste : directement entre un homme et une femme, ou via une machine (ordinateur, téléphone portable, minitel…)
Cette évolution serait semblable à la révolution que le téléphone mobile a provoqué dans nos rapports sociaux.
Enfin, dernier point, le rapport entre sexe et Internet est extrêmement fort, jugez donc sur cette vidéo :
- Le mot sexe est champion toute catégorie des recherches effectuées sur internet,
- 12 % des sites web sont classés X,
- Le quart des requêtes sur les moteurs de recherches sont pornographiques,
- 1 fichier téléchargé sur 3 est un fichier porno.
Alors, le Web est-il un frein au sexe ou au contraire le démocratise t-il ?
Il doit y avoir un peu des deux, tout dépend de quel point de vue on se place. Souvenez-vous du proverbe d’Alexandra David-Neel: « Chacun, en matière de jouissance, a son point de vue».
De nouveaux chiffres concernant le sexe sur Internet
Pornography by the Numbers
330 000 domaines en « .xxx » pré-réservés auprès de l’ICANN quelques jours après leur commercialisation. (Source : TechCrunch – mars 2011)




Merci Max, ce genre d’article va me servir pour l’étude que j’ai à faire sur l’industrie du X sur le web…
@Dievochka : J’ai pensé un peu à ton étude en plus quand je l’ai rédigé, alors je suis content si il t’es utile !
Entre le sexe et Internet, faut-il choisir ?…
En novembre dernier, une étude américaine a révélé qu’une personne sur deux préférait se passer de sexe plutôt que d’Internet. Mais faut-il vraiment faire une dissociation entre Internet et le sexe ?…
Intéressant, à mon avis les deux parties y trouvent leur compte: internet se nourrit de l’industrie du X en général, mais l’inverse est aussi vraie. Internet est prolifique et changeant, ces deux particularité aident sans doute.
Entre le sexe et Internet, faut-il choisir ?…
Vous le savez, l’alien se pose beaucoup de questions au cours de ses aventures sur la Toile, et il lui arrive occasionnellement d’intervenir sur un thème qui retient son attention. En novembre dernier, l’AFP a révélé une étude assez bluffant…
Le sexe et internet, l’un ne va pas sans l’autre dans une certaine mesure. Sur mon premier site, j’avais été étonné à l’époque du nombre de gens qui y atterrissait avec des requêtes « sexe » (ce site était très web 0.5 et non « sexe » je précise) !!
Et je ne privilégie pas mon navigateur web, cette allégorie était pour moi une simple boutade ^^ Merci tout de même pour la citation
@skullpat : je sais, c’était un clin d’oeil, et il faut l’avouer, notre navigateur (que ce soit FF, Opera, Flock, Safari ou même IE) est notre plus indispensable logiciel