Je vous le dis, on ne parle d’Internet que pour les mauvaises choses. Mickael Vendetta, le suicide d’un jeune de 19 ans en live sur Justin Tv, et maintenant cette vidéo de “prévention” sur les risques liés à l’Internet.
Je ne m’inscris pas en porte à faux des campagnes de préventions, loin de la, mais tout de même, il y a la manière dont elles sont faites. Tout d’abord, le sujet : le filtre parental. Cette initiative m’a toujours fait sourire, d’une part parce-que l’on préfère interdire plutôt que d’éduquer au bon usage d’Internet, et d’autre part parce-qu’un filtre parental peut être très simplement contourné. Il y a donc quelque chose à revoir dans l’étthique et dans la pratique donc.
Ensuite, je me permets de critiquer la mise en scène de cette vidéo. En 1 minute de vidéo, on retrouve les plus gros clichés d’Internet, dans l’ordre : des néo-nazis, des putes (la pornographie), un robot tueur (jeux vidéos violents), et un pédophile (les mauvaises rencontres sur les Chat). Sans nier les risques que l’on rencontre sur la Toile je pense que l’on rencontre les même risques IRL . Pour la pornographie on en trouve un bon paquet à la télé et en kiosque, idem pour la violence auquel plus personne ne peut échapper, quant elle n’est pas exhibé purement et simplement à la télé elle est suggérée, quant aux mauvaises rencontres, ce que j’ai à dire va peut être choquer, mais quand on est capable de tomber dans le piège des pédophiles sur internet, c’est qu’on est capable de se faire avoir aussi dans la vie de tous les jours.
Quant au CSA, je pense depuis longtemps qu’il joue un double jeu, car il autorise des télé françaises à diffuser pubs et émissions en tout genre regorgeant de sexe et de violence, de contenu amoral ou abrutissant. Internet n’est pas le problème, et pourtant, c’est le message subliminal que les parents vont percevoir.
Le vrai problème est en fait, la façon dont un individu lambda perçoit Internet. Il y a toute une éducation à faire, d’abord chez les parents, pour qu’ils voient les bons usages d’Internet, et qu’ils les transmettent à leurs enfants (qui ont souvent déjà bcp d’avance dans leur réflexion sur ce média).